Les questions que tout le monde se pose à propos des pirates et corsaires - (image : Long John Silver dans L'île au Trésor - 1883)

Les questions que tout le monde se pose
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Question de Jean-Benoît Simard   - Mis à jour le 01.10.2023 | Publié le 24.07.2006
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Quels gros-mots / jurons employaient les pirates ?

Les jurons de pirates

R: Ah, l'ère de la piraterie, une époque de bravoure et de brutalité, où les corsaires régnaient sur les mers tumultueuses et les eaux saphir. Le langage des pirates était aussi coloré que leur histoire, un mélange savoureux d'expressions nautiques, de blasphèmes et de termes argotiques reflétant leur vie aventureuse et souvent périlleuse.

Les pirates, ces loups des mers, usaient des jurons pour refléter la violence et se faire respecter. Dans le monde rude et impitoyable de la piraterie, où la mort pouvait frapper aussi sûrement que les vagues sur le pont d'un navire en pleine tempête, le langage grossier servait à renforcer les ordres, à exprimer la frustration ou simplement à ajouter une teinte dramatique aux récits de batailles épiques et d'abordages audacieux.

Le juron "cul rouge", par exemple, évoquait une image grossière, probablement en référence à la punition consistant à fouetter quelqu'un sur le pont du navire, exposant ainsi son derrière nu aux éléments mordants. "Rat de cale", une autre insulte courante, servait à dénigrer quelqu’un considéré comme lâche ou sournois, indigne de la confiance et du respect de ses camarades pirates.

La dénomination "marin d'eau douce", était une moquerie pour un marin médiocre et inexpérimenté, un homme qui, malgré son désir d’aventures en haute mer, n’avait ni le courage ni les compétences nécessaires pour affronter les dangers de l’océan.
"Écrevisse de rempart", une expression humoristique, désignait ceux qui étaient plus à l'aise sur la terre ferme que sur les flots agités.

D'autres termes, tels que "bois d'ébène", faisaient référence à la triste réalité de l’esclavage. Les esclaves noirs, considérés comme des biens plutôt que comme des êtres humains, étaient souvent appelés ainsi. "Bois-sans-soif" était une expression ironique pour désigner les ivrognes, ces hommes qui semblaient insatiables, toujours à la recherche d'une autre gorgée de rhum.

Des termes plus explicites tels que "capon" (lâche), "gibier de potence" (qui mérite d'être pendu), "forban" (bandit), exprimaient le mépris et la réprobation envers ceux jugés indignes ou malhonnêtes.

Et pour ajouter une touche d’exclamation à leurs propos, rien ne valait un bon vieux “morbleu!” ou “parsambleu!”, des jurons qui, tout en étant des expressions d’exaspération, ajoutaient une note colorée au langage fleuri des pirates.

Ainsi, le vocabulaire des pirates était un reflet pittoresque de leur vie et de leurs aventures, un mélange d'argot maritime, de jurons et d'insultes qui captivent toujours notre imagination aujourd’hui, nous transportant vers les jours de tempêtes et de trésors, sur les eaux mystérieuses et infinies de l’océan.

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