

Les questions que tout le monde se pose
à propos des pirates et corsaires
227 au total


Les 20 dernières Questions/Réponses
Question de fifi (12.05.2009) : Est-ce que la France a le droit d'intervenir afin d'arrêter les pirates en Somalie ?
R: Aucun texte d'un tribunal compétent ne fait mention d'un droit d'engager des poursuites envers les pirates en Somalie.
En vertu de la loi de 1825, seuls les tribunaux maritimes ont la compétence de porter un jugement mais ils ont été supprimés...
La Chancellerie reconnaît que la loi de 1825 n'étant toujours pas abrogée, aucun texte ne permet aujourd'hui la transposition en droit moderne de la loi de 1825 et de l'article 105 de la Convention de Montego Bay qui confie la répression aux tribunaux compétents, lesquels ne sont pas déterminés à l'heure actuelle.
Question de fan (06.05.2009) : Pourquoi Louis-Adhémar-Timothée le
Golif porte t-il le nom de
Borgnefesse ?
R:
Le Capitaine Le Golif porte le sobriquet de Borgnefesse depuis un abordage lancé au large de Grenade ; il fut le premier à se lancer à l'assaut lorsqu'un boulet lui passa entre les jambes et s'en alla rebondir sur une roche pour revenir emporter tout le gras de la fesse gauche. D'où une fesse borgne, amenant au pseudonyme « Borgnefesse ».
De cela, Le Golif récite dans son manuscrit :
« Et il fallut bien cette mauvaise chance pour que je fusse atteint au derrière, car on peut croire que je dis vrai, si je donne ici pour certain que je n'ai jamais montré que mon visage à l'ennemi. »
Les mémoires de Louis-Adhémar-Timothée le Golif, dit Borgnefesse sont retrouvées à Saint Malo au mois de mai 1945 par Yves Hémar dans les ruines d'une maison détruite par les bombardements de la seconde guerre mondiale. C'est dans une vieille malle écrasée par les pierres et dissimulée dans un caveau muré d'une ancienne auberge de marins que se trouvent les manuscrits, en partie rongée par le feu. Il reste cependant assez de texte lisible pour raconter la vie très originale d'un capitaine de la flibuste.
Dans la préface, il est déclaré que le manuscrit a été retravaillé par Albert t'Serstevens, auteur de romans spécialisés dans les récits maritimes, et déchiffré par Gustave Alaux. Ce livre est publié en 1952.
On découvre plus tard que Albert t'Serstevens est en fait le véritable auteur et que Borgnefesse n'est que pure imagination. La préface est en fait une forme de publicité pour lancer le roman.
Question de Emy, Nora, Noisette, Sisi, Hanae (25.04.2009) : Comment le pirate Long John Silver a t-il perdu sa jambe ?
R:
Long John Silver a perdu sa jambe au combat contre le navire Rose, mais ce n'est pas l'ennemi qui lui a supprimé sa jambe... c'est un traître et un lâche de son propre camp du nom de Deval.
Deval a tiré une salve de plomb et de grenaille dans le dos de Long John Silver en plein abordage.
« Oeil pour oeil, jambe pour jambe », à dit Silver. Il fait appel au docteur et poursuit :
« Docteur, tu vas montrer à l'équipage du Walrus et au capitaine Flint comment on coupe une jambe. Selon les règles de l'art. ».
Deval, pâle comme un linge, s'est évanoui avant que la besogne n'ait été entamée. Le médecin a contre-coeur s'est exécuté. Long John Silver a pris la jambe sciée, l'a empallée avec une broche et a accroché le moignon au-dessus du feu.
Vous pouvez retrouver ces informations dans les aventures épiques et pleines de leçons cruelles dans les Mémoires du pirate Long John Silver dans le roman intitulé « Long John Silver », écrit par Björn Larsson.
Voici la quatrième de page :
En 1742, à Madagascar, un vieux pirate à la retraite, entouré d'une garde d'anciens esclaves noirs qu'il a libérés, entreprend d'écrire ses Mémoires.
Ce pirate n'est autre que John Silver, l'homme à la jambe de bois, que le jeune héros de L'Ile au trésor dépeignait comme hâbleur et vaguement inquiétant. Un portrait qui n'a guère plu à l'intéressé...
Et John Silver de rétablir sinon la vérité, du moins sa vérité. Celle d'une vie d'aventures, de bagarres, de rapines, de galanterie, de beuveries... Enfin tous les ingrédients d'une vie de pirate. Mais aussi le destin d'un homme en révolte contre les injustices de l'ordre établi, qu'il s'agisse d'enrôlement forcé ou de traite des Noirs...
Un roman d'aventures dans la grande tradition, qui a valu à son auteur suédois un succès européen.
Question de Joe (22.04.2009) : Je recherche les mesures des navires du XVIième au XVIIIième siècle. A quelques
exceptions près (Galion), j'ai énormément de mal à trouver ce genre de renseignement...
Pouvez-vous me renseigner ou me conseiller un site où je serais susceptible de les trouver? Merci d'avance et bonne
continuation!
R: Ce genre d'informations n'est en effet pas évident à trouver.
Je vous propose 2 solutions :
- consulter les livres de Jean Boudriot, spécialiste reconnu dans l'architecture navale des navires dans la période classique 1650-1850.
Vous pourrez trouver ses livres ici : www.ancre.fr. Ce n'est pas donné et pour cause, il y a énormément de travail !
Il donne notamment des conférences au Musée de la Marine de Paris de temps en temps.
- vous renseigner auprès de maquettistes navals, il vous faut trouver les puristes, ceux qui sont passionnés, et donc qui sont à l'affût des moindres détails. Ils sont bien renseignés et ont généralement des plans détaillés d'anciens navires.
Bonne recherche !
Question de Max (11.03.2009) : Quel est le portrait type du pirate d'aujourd'hui en Somalie ?
R: Les pirates de Somalie occupent 3 statuts différents :
- Le commanditaire : il ne fait pas d'opération en mer mais il gère la logistique, les armes, les vêtements, les véhicules et navires, il blanchit l'argent et trouve des informateurs dans les ports environnants.
Il défend son statut en affirmant protéger les pêcheurs des chalutiers occidentaux qui pillent et épuisent l'océan sans permis et polluent le rivage de déchets toxiques.
Tout comme la mafia, il vit reclus dans une somptueuse villa, loin de son « équipe de simples pirates ».
- Le chef pirate : il reçoit les ordres venant des côtes, par des autres chefs pirates ou directement par le commanditaire. Il transmet ensuite les ordres reçus aux pirates.
- Le pirate : il est à la fois pêcheur et mercenaire, il ne sait pas forcément nager (tout comme les pirates d'autrefois), il consomme quotidiennement du QAT (une drogue locale anorexigène).
Il peut être forcé à exercer des actes de piraterie par les commanditaires qui menacent sa famille.
Question de Grenouille (08.03.2009) : Est-il vrai que le film Pirates de Polanski eut un tournage très difficile ?
R: C'est vrai. Le tournage du film « Pirates » fut un véritable cauchemar pour le réalisateur Roman Polanski.
Il est très mal tombé puisque comme par hasard, certains disaient « on n'a pas vu un temps pareil depuis vingt ans ». L'équipe a dû tourner le film par des vents de force 8... voire 10 alors que le bateau avait été construit pour essuyer des vents de force 5 !
D'autres malheurs se sont abattus sur le tournage, comme un cargo qui heurte la proue du galion à cause de sa curiosité, et quelques autres épisodes désastreux de ce genre...
Les tournages de films en mer tournent bien souvent en vinaigre, il faut faire face aux avaries, pertes de matériels, tempêtes, noyades, poissons voraces...
Une autre question relative au film « Pirates » de Roman Polanski :
- Savez-vous où se trouve le Neptune, le galion du film "Pirates" de Roman Polanski ? Existe t-il toujours ?
Question de roudoudou (26.02.2009) : Les corsaires utilisaient-ils également le drapeau noir des pirates ?
R: Non. Les corsaires portent la flamme de l'autorité qui lui ont donné la lettre de commission.
Leur navire peut notamment avoir deux drapeaux, le pavillon royal, mais aussi celui d'un noble.
Question de brizia (17.02.2009) : Comment traduire Sangrenel en français qui était un projectile manuel ?
R: La traduction française du terme « sangrenel » est « mitraille ».
La mitraille était un ensemble de vieux clous et de morceaux de ferraille rassemblés dans un sac de tissu dont on chargeait le canon avec de la poudre.
Quand le canon tirait, les morceaux de ferraille partaient dans tous les sens et faisaient des dégats énormes sur les hommes. Il y avait peu d'espoir d'enlever les morceaux sans tuer le patient mutilé.
En ce qui concerne les projectiles manuels, il y avait :
- le feu grégeois : un pot de terre rempli de poudre et de grenaille avec une mèche allumée. Enormes dégâts humains.
- les chausse-trappes : utilisées lors des abordages, ces morceaux de métals avec des pointes forgées étaient lancés sur les ponts des bateaux attaqués. Les marins ayant souvent les pieds nus (pour adhérer au pont) étaient meurtris et immobilisés.
- les grenades : des récipients de métal remplis de pierres ou de petites balles.
D'autres objets étaient utilisés comme projectiles : couteaux, poignards, haches d'abordages, ...
Question de (19.01.2009) : Comment appelle t-on le coté gauche d'un navire ?
R: Cette question a déjà été répondue, utilisez le moteur de recherche pour trouver réponse à votre question, en tapant par exemple : gauche.
Voici la réponse à la question : /sur-un-bateau-ou-est-le-babord-et-ou-est-le-tribord-qr868.htm
Question de Corsar (17.01.2009) : Est-il vrai que Jules César fut kidnappé par des pirates ?
R:
En effet, Jules César (~100 à 44 avant Jésus Christ) fit route sur une galère alors qu'il n'avait que 22 ans, et se trouva brusquement attaqué par des pirates de Cilicie (Asie Mineure).
César les regarda sans peur et continua sa lecture.
Les pirates remarquant que ce jeune homme était instruit et assurément fortuné réclamèrent une rançon de vingt talents d'or (considérable à l'époque).
César répondi d'un ton arrogant qu'il en valait au moins cinquante !
Il fût prisonnier en Grèce durant quelques semaines et jura devant les pirates que si jamais il les retrouve, il les fait tous exécuter.
Dès qu'il fût libéré, il tint parole et lança quatre galères logeant 500 hommes armés, attaqua le repère des pirates et les fit tous massacrer...
Question de guillaume (03.01.2009) : Pourquoi y a-t'il des actes de piraterie en somalie ?
R:
La Somalie est l'un des pays les plus pauvre au monde. La moitié de la population dépends des aides humanitaires, et ceux qui ne font pas de trafic ont à peine de quoi manger.
Auparavant, les pirates étaient de simples pêcheurs de langoustes. Puis, entre 1990 et 2000, les pêcheurs somaliens ont vu leurs eaux pillées par des bateaux yéménites, puis asiatiques, sans que personne ne s'y oppose. Ils ont été privés de leurs ressources, soit une pêche illégale estimée à 25 % du total des prises. Les pêcheurs somaliens se sont mis en colère et sont devenus pirates. La piraterie d'aujourd'hui est une réaction à ce pillage.
Plus tard en 2004, le tsunami a dévasté les côtes somaliennes. Il a détruit l'outil de travail des pêcheurs. Des conteneurs éventrés avec des déchets industriels et hospitaliers se sont échoués sur les plages. Cela a révélé que la Somalie avait servi de poubelle pour des entreprises et des pays peu scrupuleux. Tout cela n'excuse pas la piraterie mais fait partie de son contexte. Ainsi, les attaques de pirates ont augmenté de façon exponentielle depuis 2004.
Selon le gouverneur, c'est lorsque les bateaux marchands ont commencé à verser des rançons de millions de dollars aux pirates que la piraterie en Somalie est devenue un business.
Les pirates ont acheté des armes plus lourdes, des bateaux plus rapides, ils se sont davantage organisés.
En 2006 les actes de pirateries en Somalie étaient au nombre de 20, et sont passés à plus de 70 en 2008.
La zone à sécuriser par les militaires est bien trop gigantesque (plus de 3000 km de côte), et lorsqu'un acte de piraterie est effectué, les militaires arrivent souvent trop tard ; les pirates ont des embarcations très rapides.
Certains habitants somaliens prétendent que la piraterie dans leur pays fournit un service essentiel en régulant les eaux territoriales de leur pays et en empêchant la pêche illégale et le rejet de déchets toxiques. Ce qui finalement un mal pour un mal...
La Somalie est située à la Corne de l'Afrique qui est ravagée par la guerre civile et qui est sans gouvernement central depuis la chute du régime de Siad Barre en 1991.
C'est aujourd'hui le point le plus chaud au monde en terme de piraterie.
» Une très bonne explication détaillée du pourquoi des actes de piraterie en Somalie dans le site le portail du sous-marin.
Question de
(28.12.2008) :
Il paraît qu'il y a des corsaires en
Somalie, dû au nombre croissant de
pirates, est-ce vrai ?R: C'est exact.
On croyait qu'il n'existait plus de corsaires, mais tant qu'il existera des pirates, l'un ne subsistera pas sans l'autre !
Avec la recrudescence d'actes de piraterie maritime en Somalie, des corsaires privés offrent leurs services pour protéger les navires des attaques.
Protéger les navires croissant dans des eaux infestées de pirates est un vrai casse-tête légal pour les gouvernements impliqués. Il s'agit malheureusement d'un cauchemar financier pour les armateurs et les assurances.
En 2008, les pirates ont accumulé environ 36 millions de dollars avec près de 40 navires capturés ; il y a donc un marché potentiel extrêmement important ! (Le célèbre pirate Barbe-Noire avait capturé l'équivalent de navire sur la même période en 1717)
Des sociétés offrent leurs services pour protéger les navires marchands, à des tarifs montant jusqu'à 12 000 $ par jour, une somme gargantuesque... les bateaux pouvant se payer une telle protection le feront. Les moins aisés n'auront aucun autre recours, ni même celui de se protéger avec des armes à bord puisque « la plupart des ports interdisent les armes à bords, même sous clé » affirme Michaël Howlett, directeur du Bureau maritime international.
La plus connue des sociétés privées est Blackwater, qui a fait fortune en Irak après avoir décroché auprès de Washington un contrat de protection des Américains sur le sol irakien.
Question de Calico Jack
(22.12.2008) :
Quelles sont les différences entre l'image que l'on se fait du pirate d'aujourd'hui et le pirate du XVIIIe siècle ?
R:
Plusieurs siècles se sont écoulés depuis l'âge d'or de la piraterie, il y a une différence importante, mais citons en premier les points communs.
La piraterie prospère toujours dans les zones de non-droit. Naguère sur l'île de la Tortue dans les Caraïbes, et aujourd'hui sur la côte somalienne.
Le mode de transport est le même au niveau ergonomie et rentabilité : un navire très rapide, petit et maniable... telle une buse fonçant sur sa proie.
Autre point commun, le pirate d'aujourd'hui reste principalement à terre d'où il gette le trafic, s'organise et prépare ses attaques.
La différence entre les pirates d'hier est qu'aujourd'hui « on a perdu la touche de dandysme, le sens du théâtre, voire du grand-guignol. Les pirates d'antan étaient coquets, un peu snobs. », cite Gilles Lapouge.
Il ajoute : « Ils se taillaient des tuniques dans les étoffes chatoyantes saisies lors d'un abordage. Et terrorisaient par leur apparence, très étudiée. Ainsi, Edward Teach, alias Barbe-Noire, accrochait à ses tresses des bougies allumées. ».
Depuis le roman de Robert Louis Stevenson (1850-1894) "l'île au trésor" qui est un chef d'oeuvre, il a ouvert la porte à de nombreux autres romans, et plusieurs adaptations cinématographiques. L'univers des pirates de R.L. Stevenson est superbement bien décrit, la chasse au trésor dans une île maudite à l'atmosphère humide et étouffante, des pirates sanguinaires, le courage du héros, le mystérieux Long John Silver...
Tout cet univers a inspiré de nombreux romanciers, archéologues, ... qui ont changé l'image du terrible pirate en héros des sept mers !
La médiatisation d'un événement joue un rôle très important. Selon la manière dont les faits sont colportés, la conclusion que l'on en tire change du tout au tout.
Les attaques pirates en Somalie sont encore très récentes et amenées comme des faits dramatiques.
Peut être que dans une centaine d'année, un romancier écrira un livre fabuleux décrivant leur condition de vie, leurs convictions, les fera passer tels des héros et changera légèrement la réalité pour les rendre davantage charismatiques.
© Photo Magazine Geo
Question de Eredius
(30.11.2008) :
Comment s'appelle le pirate qui regarde en haut du mat ?
R: Ce pirate chargé de surveiller la mer sur la plate-forme en haut du mât nommée nid-de-pie est appelé « la vigie », il voit tout à l'horizon, bien mieux que les autres marins sur le pont du navire.
A une hauteur d'environ 5 mètres, sur un grand navire, les marins voient l'horizon à 8 km. Quant à la vigie, située à 30m de hauteur, elle voit l'horizon à 20 km !
© Photo Asterix de Uderzo et Goscinny
Question de Bertrand Tappa
(15.10.2008) :
Bonjour, pour l'émission 'Comme Un Lundi' du 20/10 (le lundi de 20H30 à 21H30 sur Radio Campus Grenoble 90.8, en streaming sur www.campusgrenoble.org) qui sera une spéciale Pirates nous cherchons des chansons inspirées par cet imaginaire. Auriez-vous des suggestions ?R:
Voici quelques musiques de films de pirates connues et grandioses :
- Yo, Ho! (A Pirate's Life for Me) - par « Pirates of the Caribbean » à Disneyland Park. Il s'agit de la plus célèbre musique de pirates crée par Disney. Elle a notamment été reprise dans le film « Pirates des Caraïbes » au moment où Jack Sparrow est seul sur une île avec Elizabeth Swan et qu'ils chantent « Yo, Ho ! » en dansant autour d'un feu de camp.
» A écouter en suivant ce lien sur Deezer.com : Yo, Ho! (A Pirate's Life for Me)
» La fiche du film « Pirates des Caraïbes » avec une galerie photo.
- The Sea Hawk par Erich Wolfgang Korngold dans « The Sea Hawk » (L'Aigle des Mers) avec Errol Flynn.
A écouter en suivant ce lien sur Deezer.com : The Sea Hawk
- He's a Pirate - par Klaus Badelt dans le film « Pirates of the Caribbean »
A écouter en suivant ce lien sur Deezer.com : He's a Pirate
- Main Title/Morgan's Ride par John Debney dans le film « Cutthroat Island » (L'île aux Pirates)
» A écouter en suivant ce lien sur Deezer.com : Main Title/Morgan's Ride
» La fiche du film « L'île aux pirates » avec une galerie photo.
Une page spécialement conçu sur les musiques de pirates viens d'être créée, je vous invite à y faire un tour :
Musiques de films de pirates
Question de Nath
(11.10.2008) :
Y avait-il un pavillon différent pour chaque manoeuvre sur un
navire (pirate, corsaire ou autre). Comme l'abordage d'un bateau ennemi ou ami ?
R: En effet, il y avait des pavillons différents.
En ce qui concerne les pirates, ils s'arrangeaient pour hisser le même pavillon que le navire qu'ils allaient piller. Le navire, proie des pirates était donc confiant et ne s'enfuyait pas et laissait les pirates s'approcher.
Une fois les pirates à portée de canon, ils hissaient le pavillon pirate, le Jolly Roger, et faisaient un barouf du tonnerre, les hommes criaient et dansaient sur le gaillard en brandissant leurs armes, ils entrechoquaient leurs sabres, et cultivaient leur image de monstre à l'égal de Barbe-Noire. Toute ruse de pirate était bonne pour intimider leur proie afin qu'elle se rende sans combattre.
Les pirates ne recherchaient pas la bataille en général, ils préféraient s'emparer d'un navire par la ruse plutôt que par la force. En effet, les blessures provoquées par les éclats de bois lors des bordées, la gangrène, les mauvaises blessures et le chirurgien qui n'en était pas toujours un, sans compter les médicaments qui étaient rares et très recherchés par les pirates, ils n'avaient aucune raison de risquer leur vie pour des trésors qu'ils ne pourraient profiter s'ils mourraient !
En ce qui concerne la marine royale, c'est plus compliqué et il y a plusieurs types de pavillons.
Le pavillon a plusieurs significations et doit permettre d'identifier : la nation, le rang de l'officier qui le commande, ou lire un message par code de signaux.
La marine conservait en tout lieu et tout moment le drapeau de son pays, flottant fièrement en haut des mâts.
L'amiral du vaisseau avait cependant sa propre marque qu'il laissait flotter au grand mât - et uniquement ce mât - ce pavillon s'appelait la flamme. Le vice-amiral porte sa flamme au mât d'avant, et le contre-amiral au mât d'artimon.
La marine utilisait notamment des pavillons contenant des codes afin de communiquer entre les différents navires. Lors de combats navals entre différentes nations, ces codes ne pouvaient être compris par le pays adverse, et servait à donner des ordres aux différents navires pour la stratégie du combat.
» Pour de plus amples informations au sujet des pavillons, visitez le site Association Bateaux en Bouteilles qui est très bien documenté.
L'usage d'un drapeau est règlementé et doté de normes acceptées par toutes les nations maritimes :
- La marine ne porte pas de drapeau mais un pavillon national,
- un navire vaincu baisse son pavillon,
- un commandant qui veut se battre jusqu'au bout sans que son équipage se rebelle pour se rendre va clouer son pavillon au mât afin qu'il ne puisse pas être baissé,
- un pavillon à mi-drisse (à mi-distance du mât) est signe de deuil,
- le pavillon rouge est signe de combat (méthode ensuite interdite par Louis XIV le 22 octobre 1678),
- le pavillon blanc est signe de paix,
- le pavillon noir pour signal de mutinerie,
- le pavillon noir et tête de mort appartient aux pirates pour indiquer aux navires de se rendre sans combattre,
- le pavillon rouge et tête de mort appartient aux pirates pour indiquer aux navires que le combat serait sans merci,
- un salut entre navires se fait en abaissant le pavillon et en le hissant ensuite (usage ordonné par Louix XIV).
Question de Bellamy
(07.09.2008) :
Bonjour, pouvez-vous donner avec précision les actes de piraterie dans le monde sur l'ensemble de l'année 2007 ?
R: Il y a eu 263 actes de piraterie recencés dans le monde en 2007.
Voici un récapitulatif des pays touchés avec leur nombre d'attaques de pirates :
- Nigéria : 43
- Indonésie : 42
- Somalie : 31
- Bengladesh : 15
- Golfe d'Aden / Mer Rouge : 13
- Inde : 11
- Tanzanie : 11
- Malaisie : 9
- Détroit de Malacca : 7
- Pérou : 6
- Philippines : 6
- Autres : 70
Sur les 263 actes de piraterie, 169 sont des abordages, 62 des tentatives d'abordage, 18 des détournements, 14 des tentatives d'attaques armées.
Source : ICC-IMB
Question de laurette-73
(06.09.2008) :
Bonjour pour l'école on me demande de faire un exposé sur les loisirs des pirates. Que faisaient-ils ? merci beaucoup pour
la reponse et bravo pour le site.R:
Le code des pirates était très strict en mer : les jeux et les femmes étaient interdits à bord.
Les pirates avaient donc pour loisir de boire, écouter de la musique et fredonner des chansons de marins, mais ne devaient surtout pas siffler car cela faisait lever des vents incontrôlables et attirait le diable !
Une fois à terre, les pirates cherchaient à oublier l'ennui et les dangers de la vie en mer.
Ils aimaient boire et manger en quantité excessive, et s'amuser avec les femmes légères.
Il jouaient aux jeux de hasard avec les dés et les cartes uniquement à terre car cela leur était interdit en pleine mer, le jeu provoquant des bagarres.
Les jeux de cartes étaient très appréciés tels que le « Noddy » ou le « All-Fours ».
Il leur arrivait de perdre plusieurs centaines de réaux en une seule nuit, sachant qu'une vache coûtait un quart de réal, c'est l'équivalent d'une gigantesque ferme qu'un pirate perdait.
La vie en mer étant brutale et très courte, les pirates jugeaient inutile d'économiser pour leurs vieux jours.
Bien sûr, à terre, ils avaient du travail à réaliser tel que caréner le navire (remettre le bateau en état) et le réapprovisionner pour le prochain voyage.
Les pirates ne pouvaient pas s'arrêter à n'importe quel port, ils ne pouvaient entrer que dans ceux leur offrant refuge comme Port Royal (Jamaïque), Nassau sur l'île de New Providence (Bahamas), l'île de la Tortue, et quelques autres endroits mal famés...
Question de
(03.09.2008) :
Pourquoi mettait-on des galets au fond des bateaux ?R: Dans le fond du navire, on y voit des galets en provenance de rivières, ou de simples pierres. Celles-ci sont utilisées pour lester le navire, afin qu'il soit stable sur l'eau, même lorsqu'il n'est pas chargé. Les pierres de lest empêchent de donner de la "bande" à un navire.
La bande est une inclinaison anormale du bateau sur un bord, sous l'effet d'un vent latéral ou d'une mauvaise répartition des poids.
Question de alice
(25.08.2008) :
Je voulais savoir si il y avait des pirates écrivain ?R: Il y en a eu quelques-uns très connus tels que :
- Daniel Defoe (1660-1731) était connu sous le nom du Capitaine Johnson, ou encore Drury, capitaine Singleton, colonel Jack. Son vrai nom est Daniel Foe. Il était écrivain, aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais. Parmis ses nombreux ouvrages, il a écrit le célèbre « Robinson Crusoé »
- William Dampier (1652-1715) écrivain, voyageur, navigateur, capitaine, explorateur scientifique et... boucanier anglais.
- Alexandre Olivier Exquemelin (1646-1707) écrivain, chirurgien, aventurier français, pirate, corsaire et capitaine. Son nom s'orthographie notamment en Exquemelin ou Oexmelin.
- Lionel Wafer (1640-1705), chirurgien, boucanier anglais.
Mais peut-on attacher réellement foi à ce qu'ils ont dit, ceci une autre histoire ;-)