Question de Ti Mousse (22.06.2010) : Pouvez-vous me donner un estimatif des vitesses maximales
que pouvaient atteindre les navires du XVIIème siècle (Goélette,
Brigantin, Frégate, Vaisseaux de ligne...). Merci d'avance. R:
Brick : 10 noeuds
Brigantin : 10 noeuds
Flute : 8 noeuds
Galion : 6 noeuds
Goelette : 14 noeuds
Sloop : 11 noeuds
Frégate : 11 noeuds
Deux-Ponts Trois-mâts barque : 8 noeuds
Trois-Ponts (vaisseau de ligne/guerre/rang) : 6 noeuds
Question de Blackbeard (02.06.2010) : Les jambes de bois des pirates ont-elles réellement existé ? Si oui, de quand datent-t-elles ? R: Les jambes de bois ont réellement existé. Déjà en 1558, une gravure est la preuve de leur existance, en effet Giraud de Mauleon, Gouverneur de Calais et seigneur de Gourdan, a perdu une jambe au cours d'une bataille en 1558, en arrachant Calais aux Anglais, à l'aide de 50 volontaires français.
Question de Lisa (15.05.2010) : Connaissez-vous une liste de documentaires vidéo sur les pirates ? R: En cherchant un peu sur www.pirates-corsaires.com, on trouve tout sur les pirates... c'est ici : http://www.pirates-corsaires.com/telefilms-documentaires.htm
Question de Locky (15.12.2009) : Un article sur la piraterie évoquait l'histoire d'un pirate à la cruauté dérangeante, qui aurait été tué dévoré sur une île déserte par une tribu anthropophage. Après plusieurs recherches il m'a été impossible de retrouver le nom de pirate. Pourriez-vous donc
m'indiquer le nom de ce flibustier ? R: Il s'agit de Jean David NAU dit François l'OLONNAIS le cruel
Question de Aurore (25.11.2009) : Bonjour, est-ce qu'il existe un métier qui se rapproche des pirates (dans l'étude) comme "piratologue", ou cela ne peut être qu'une passion ? R: Le terme "piratologue" n'existe pas. Je dirais plutôt "expert en piraterie maritime" pour les gens qui s'y intéressent et écrivent des ouvrages sur ce sujet.
Il existe aussi des métiers qui sont là pour combattre la piraterie en mer, mais qui ne sont pas dédiés à ce système.
Le GIGN intervient sur des missions de détournements ou attaques de navire qu'ils appellent Piratmer. Mais ils interviennent aussi sur des attaques nucléaires, chimiques, détournements d'avions, prises d'otages... pas forcément de la piraterie.
Question de DRINE (24.11.2009) : A l'époque, que signifiait : avoir le vent en poupe, mettre les voiles, lever l'ancre, larguer les amarres, laisser en rade, faire le point, louvoyer ? R:
- La poupe est l'arrière du navire, avoir le vent en poupe signifie avoir du vent qui souffle à l'arrière du voilier, le poussant vers l'avant.
- mettre les voiles indique qu'on bande les voiles afin qu'elles se gonflent au vent permettant au navire d'avancer.
- lever l'ancre, c'est remonter l'ancre du fond de la mer dans le but de libérer le bateau afin qu'il bouge.
- larguer les amarres c'est désamarrer un navire, lui permettant de partir.
- laisser en rade, c'est disposer pendant un certain temps un navire dans un grand bassin naturel ou artificiel ayant une issue vers la mer.
- faire le point, c'est déterminer la position d'un navire.
- louvoyer c'est tracer des zigzags afin de naviguer contre le vent, tantôt sur un bord, tantôt sur l'autre.
Question de Bellamy (10.10.2009) : D'ou Stevenson à t-il eu l'idée géniale de créer Long John Silver avec une jambe de bois ? R: L'écrivain Robert Louis Stevenson, auteur de "l'île au Trésor" a créé le personnage de Long John Silver avec comme
particularité une jambe de bois. Il s'est inspiré de son ami poète, critique littéraire et éditeur britannique
William Ernest Henley (1849—1903).
William Ernest Henley est en effet atteint d'une tuberculose osseuse à l'âge de 12 ans l'obligeant à subir
une amputation d'un de ses pieds à mi-jambe.
Question de anne-marie Blanc (09.10.2009) : J'aimerai trouver les paroles d'une chanson sur Surcouf qui commence par : Surcouf, le temps est beau, vent dans les voiles....
merci beaucoup d'avance. R: Les paroles sont de Noël Roux et la musique de Georges Garvarentz, interprétée par Les Compagnons de la chanson
Cette chanson a été utilisée pour le générique du film « Surcouf, le tigre des sept mers », avec l'acteur Gérard Barray.
Surcouf le temps est beau
Vent dans les voiles claque la toile
Le jour est déjà haut sur les remparts de St-Malo
Port-Louis est déjà loin, dans dix semaines y s'rons à peine
Pourtant faut bel et bien sur les Anglais mettre la main
Cap sur les Indes et bravons le ciel et l'enfer
La vraie patrie d'un corsaire c'est la mer
{refrain}
Surcouf tous les corsaires sont là
Pour sûr que les Anglais ne t'aiment pas
Nous briserons tous leurs assauts nous brûlerons tous leurs vaisseaux
Et zut pour le roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre
Morbleu nous les tenons
L'affaire est sûre forçons l'allure
Hissez le pavillon Frégate Anglaise à l'horizon
Au premier coup d'canon c'est l'abordage, c'est le carnage
A nous la cargaison et les Anglais tous moribonds
Poignard aux dents, pistolets, sabres en avant
Quand on se bat on se bat jusqu'au sang
Combien de matelots
Fous de courage, hurlant de rage
Sont morts comme des héros qu'on s'en souvienne à St-Malo
Combien de prisonniers avons pu faire, c'est un mystère
Pour dire la vérité on n'a jamais pu les compter
Gloire à Surcouf et Salut à tous les malouins
La mer est belle le pays n'est pas loin
{refrain}
Surcouf tous les corsaires sont là
Pour sûr que les Anglais n' t'oublieront pas
On a brisé tous leurs assauts on a brûlé tous leurs vaisseaux
Et zut pour le roi d'Angleterre qui ne nous fera plus la guerre
Et voici le générique du film "Surcouf, Le Tigre des Sept Mers"
Et la chanson interprétée par "Les compagnons de la Chanson"
Question de vagualame (02.10.2009) : Avez-vous un lexique sur les vagues qui explique tous les différents termes ? R:
En voici quelques échantillons :
Clapotis : Bruit de vagues qui s'entrechoquent.
Moutons : Vagues écumeuses d'une mer agitée.
Calme / Mer d'huile : Une mer sans vague.
Lame : Grosse vague.
Ressac : Retour des vagues sur elles-mêmes.
Déferler : Vagues qui se brisent tel des rouleaux.
Houle : Mouvement d'ondulation de la mer.
Ecume : Blancheur des vagues.
Jusant : Reflux de la marée.
Fetch : Distance en mer au dessus de laquelle souffle un vent donné sans rencontrer d'obstacle depuis l'endroit où il est créé.
Tsunami (raz de marée en français) : vague de grande longueur d'onde provoquée par un mouvement rapide d'un grand volume d'eau.
Vague scélérate : vague destructrice au profil beaucoup plus abrupt que celui des vagues habituelles.
...
Il existe encore de nombreux termes, bon courage :)
Question de Eugene Baikoff (01.09.2009) : J'écris un roman historique sur Suffren et je cherche des détails sur le vaisseau FORTUNE qui se trouvait a la bataille de PRAYA en 1781. Ce navire était probablement une corvette et je cherche à connaitre son armement, c'est-à-dire le calibre de ses canons. Merci d'avance. Salutations. R: Parmis les six vaisseaux de guerre de Suffren pendant la bataille de La Praya le 16 avril 1781 :
- Le Héros, vaisseau de 74 canons incendié en 1793,
- L'Annibal, (ou Grand-Annibal) vaisseau de 74 canons,
- L'Artésien, 64 canons,
- Le Vengeur, 64 canons,
- Le Sphinx, 64 canons,
Question de Pierrot (23.08.2009) : Je cherche les paroles de la chanson "Les pirates" de Boris Vian. Je n'ai que le refrain et le premier couplet. Auriez-vous la suite par hasard ? Merci et bravo pour ce site riche et accueillant.
R:
Voici les paroles de la chanson « Les Pirates » de Boris Vian :
Y en a qui deviennent sergents
Ou marchands d'peinture
Y en a qui vendent des cure-dents
Ou de grosses voitures
Y en a qui restent tout l'temps
Enfermés comme des patates
Mais moi quand je serai grand
Je serai pirate.
Les pirates ont des tas d'frégates
Des sabres pointus et pas de cravate
Les pirates ont du poil aux pattes
Et un' tête de mort sur les omoplates
Les pirates ont des jamb' de bois
Et de gros saphirs luisent à leurs doigts
Les pirates ont des nez vermeils
Et des anneaux d'or pendus aux oreilles
Ils vont sur la mer par bon vent arrière
Et mont' à l'abordage avec des cris sauvages
Tuent les matelots flanquent les corps à l'eau
Et prennent les gonzesses pour leur pincer les fesses
Les pirates ont de gros mousquets
Des tonneaux de poudre et des perroquets
Les pirates sont borgnes d'un œil
Et leur pauvre mère est toujours en deuil.
J'ai grandi, c'était forcé
Et j'vis à Pigalle
Je tiens un café
Réservé aux mâles
C'est des garçons bien gentils
I s'cassent pas les omoplates
Ils font bosser les souris
Les derniers pirates...
Les pirates ne paient pas d'impôts
Et s'font des tatouages sur les biscotos
Les pirates vivent au jour le jour
Ca n'les empêche pas de faire du v'lours
Les pirates ont des foulards noirs
Et versent le fric à pleins arrosoirs
Les pirates n'aiment pas la bagarre
Et règlent leur compte sur le coin d'un bar
Ils vont à Paris dans les boites de nuit
Ramassent les pucelles pour rénover l'cheptel
Paient les argousins pour protéger l'turbin
Et prennent les gonzesses pour leur botter les fesses
Les pirates sont toujours d'Ajaccio
Ils n'ont peur de rien sinon du boulot
Les pirates qu'ont tout ramassé
Font d'la politique et d'viennent députés.
Parce qu'à notre époque
De productivité
Il faut des spécialistes à tous les postes clés...
Question de AmoiLaFlibuste! (22.08.2009) : Super site. Pourriez-vous m'expliquer la
différence entre pirates et flibustiers ? J'ai cru comprendre que
les flibustiers comme François l'Olonnois ne s'attaquaient qu'aux
Espagnols mais ce n'est qu'une idée. R: Le flibustier est un frère de la côte, un corsaire des Antilles qui va sus aux espagnols et aux portugais aux XVIIè et XVIIIè siècle.
Un flibustier est donc un mercenaire qui s'engage dans un camp. Son seul salaire est le butin qu'il prend sur l'ennemi.
Contrairement au corsaire, le flibustier monte aussi de grandes opérations sur terre. Il verse une part au gouverneur représentant la nation amie qui en retour lui permet de mouiller en toute sécurité dans les ports de ses colonies.
Le mot apparaît à la fin du XVIIè siècle (Furetière, 1690), mais il est usité depuis Dutertre en 1667. Ce mot se traduit par "freebooter" en anglais ; le sens littéral signifie "libre butineur".
Mais... les Capitaines flibustiers ont souvent en leur possession des lettres de commission provenant de plusieurs nations différentes ce qui leur permet d'attaquer qui ils veulent !
Ainsi, la distinction entre flibustier et pirate est infime dans la pratique.
Question de fifi (12.05.2009) : Est-ce que la France a le droit d'intervenir afin d'arrêter les pirates en Somalie ? R: Aucun texte d'un tribunal compétent ne fait mention d'un droit d'engager des poursuites envers les pirates en Somalie.
En vertu de la loi de 1825, seuls les tribunaux maritimes ont la compétence de porter un jugement mais ils ont été supprimés...
La Chancellerie reconnaît que la loi de 1825 n'étant toujours pas abrogée, aucun texte ne permet aujourd'hui la transposition en droit moderne de la loi de 1825 et de l'article 105 de la Convention de Montego Bay qui confie la répression aux tribunaux compétents, lesquels ne sont pas déterminés à l'heure actuelle.
Question de fan (06.05.2009) : Pourquoi Louis-Adhémar-Timothée le
Golif porte t-il le nom de
Borgnefesse ? R:
Le Capitaine Le Golif porte le sobriquet de Borgnefesse depuis un abordage lancé au large de Grenade ; il fut le premier à se lancer à l'assaut lorsqu'un boulet lui passa entre les jambes et s'en alla rebondir sur une roche pour revenir emporter tout le gras de la fesse gauche. D'où une fesse borgne, amenant au pseudonyme « Borgnefesse ».
De cela, Le Golif récite dans son manuscrit :
« Et il fallut bien cette mauvaise chance pour que je fusse atteint au derrière, car on peut croire que je dis vrai, si je donne ici pour certain que je n'ai jamais montré que mon visage à l'ennemi. »
Les mémoires de Louis-Adhémar-Timothée le Golif, dit Borgnefesse sont retrouvées à Saint Malo au mois de mai 1945 par Yves Hémar dans les ruines d'une maison détruite par les bombardements de la seconde guerre mondiale. C'est dans une vieille malle écrasée par les pierres et dissimulée dans un caveau muré d'une ancienne auberge de marins que se trouvent les manuscrits, en partie rongée par le feu. Il reste cependant assez de texte lisible pour raconter la vie très originale d'un capitaine de la flibuste.
Dans la préface, il est déclaré que le manuscrit a été retravaillé par Albert t'Serstevens, auteur de romans spécialisés dans les récits maritimes, et déchiffré par Gustave Alaux. Ce livre est publié en 1952.
On découvre plus tard que Albert t'Serstevens est en fait le véritable auteur et que Borgnefesse n'est que pure imagination. La préface est en fait une forme de publicité pour lancer le roman.
Question de Emy, Nora, Noisette, Sisi, Hanae (25.04.2009) : Comment le pirate Long John Silver a t-il perdu sa jambe ? R:
Long John Silver a perdu sa jambe au combat contre le navire Rose, mais ce n'est pas l'ennemi qui lui a supprimé sa jambe... c'est un traître et un lâche de son propre camp du nom de Deval.
Deval a tiré une salve de plomb et de grenaille dans le dos de Long John Silver en plein abordage.
« Oeil pour oeil, jambe pour jambe », à dit Silver. Il fait appel au docteur et poursuit :
« Docteur, tu vas montrer à l'équipage du Walrus et au capitaine Flint comment on coupe une jambe. Selon les règles de l'art. ».
Deval, pâle comme un linge, s'est évanoui avant que la besogne n'ait été entamée. Le médecin a contre-coeur s'est exécuté. Long John Silver a pris la jambe sciée, l'a empallée avec une broche et a accroché le moignon au-dessus du feu.
Vous pouvez retrouver ces informations dans les aventures épiques et pleines de leçons cruelles dans les Mémoires du pirate Long John Silver dans le roman intitulé « Long John Silver », écrit par Björn Larsson.
Voici la quatrième de page : En 1742, à Madagascar, un vieux pirate à la retraite, entouré d'une garde d'anciens esclaves noirs qu'il a libérés, entreprend d'écrire ses Mémoires.
Ce pirate n'est autre que John Silver, l'homme à la jambe de bois, que le jeune héros de L'Ile au trésor dépeignait comme hâbleur et vaguement inquiétant. Un portrait qui n'a guère plu à l'intéressé...
Et John Silver de rétablir sinon la vérité, du moins sa vérité. Celle d'une vie d'aventures, de bagarres, de rapines, de galanterie, de beuveries... Enfin tous les ingrédients d'une vie de pirate. Mais aussi le destin d'un homme en révolte contre les injustices de l'ordre établi, qu'il s'agisse d'enrôlement forcé ou de traite des Noirs...
Un roman d'aventures dans la grande tradition, qui a valu à son auteur suédois un succès européen.
Question de Joe (22.04.2009) : Je recherche les mesures des navires du XVIième au XVIIIième siècle. A quelques
exceptions près (Galion), j'ai énormément de mal à trouver ce genre de renseignement...
Pouvez-vous me renseigner ou me conseiller un site où je serais susceptible de les trouver? Merci d'avance et bonne
continuation! R: Ce genre d'informations n'est en effet pas évident à trouver.
Je vous propose 2 solutions :
- consulter les livres de Jean Boudriot, spécialiste reconnu dans l'architecture navale des navires dans la période classique 1650-1850.
Vous pourrez trouver ses livres ici : www.ancre.fr. Ce n'est pas donné et pour cause, il y a énormément de travail !
Il donne notamment des conférences au Musée de la Marine de Paris de temps en temps.
- vous renseigner auprès de maquettistes navals, il vous faut trouver les puristes, ceux qui sont passionnés, et donc qui sont à l'affût des moindres détails. Ils sont bien renseignés et ont généralement des plans détaillés d'anciens navires.
Bonne recherche !
Question de Max (11.03.2009) : Quel est le portrait type du pirate d'aujourd'hui en Somalie ? R: Les pirates de Somalie occupent 3 statuts différents :
- Le commanditaire : il ne fait pas d'opération en mer mais il gère la logistique, les armes, les vêtements, les véhicules et navires, il blanchit l'argent et trouve des informateurs dans les ports environnants.
Il défend son statut en affirmant protéger les pêcheurs des chalutiers occidentaux qui pillent et épuisent l'océan sans permis et polluent le rivage de déchets toxiques.
Tout comme la mafia, il vit reclus dans une somptueuse villa, loin de son « équipe de simples pirates ».
- Le chef pirate : il reçoit les ordres venant des côtes, par des autres chefs pirates ou directement par le commanditaire. Il transmet ensuite les ordres reçus aux pirates.
- Le pirate : il est à la fois pêcheur et mercenaire, il ne sait pas forcément nager (tout comme les pirates d'autrefois), il consomme quotidiennement du QAT (une drogue locale anorexigène).
Il peut être forcé à exercer des actes de piraterie par les commanditaires qui menacent sa famille.
Question de Grenouille (08.03.2009) : Est-il vrai que le film Pirates de Polanski eut un tournage très difficile ? R: C'est vrai. Le tournage du film « Pirates » fut un véritable cauchemar pour le réalisateur Roman Polanski.
Il est très mal tombé puisque comme par hasard, certains disaient « on n'a pas vu un temps pareil depuis vingt ans ». L'équipe a dû tourner le film par des vents de force 8... voire 10 alors que le bateau avait été construit pour essuyer des vents de force 5 !
D'autres malheurs se sont abattus sur le tournage, comme un cargo qui heurte la proue du galion à cause de sa curiosité, et quelques autres épisodes désastreux de ce genre...
Les tournages de films en mer tournent bien souvent en vinaigre, il faut faire face aux avaries, pertes de matériels, tempêtes, noyades, poissons voraces...
Question de roudoudou (26.02.2009) : Les corsaires utilisaient-ils également le drapeau noir des pirates ? R: Non. Les corsaires portent la flamme de l'autorité qui lui ont donné la lettre de commission.
Leur navire peut notamment avoir deux drapeaux, le pavillon royal, mais aussi celui d'un noble.
Question de brizia (17.02.2009) : Comment traduire Sangrenel en français qui était un projectile manuel ? R: La traduction française du terme « sangrenel » est « mitraille ».
La mitraille était un ensemble de vieux clous et de morceaux de ferraille rassemblés dans un sac de tissu dont on chargeait le canon avec de la poudre.
Quand le canon tirait, les morceaux de ferraille partaient dans tous les sens et faisaient des dégats énormes sur les hommes. Il y avait peu d'espoir d'enlever les morceaux sans tuer le patient mutilé.
En ce qui concerne les projectiles manuels, il y avait :
- le feu grégeois : un pot de terre rempli de poudre et de grenaille avec une mèche allumée. Enormes dégâts humains.
- les chausse-trappes : utilisées lors des abordages, ces morceaux de métals avec des pointes forgées étaient lancés sur les ponts des bateaux attaqués. Les marins ayant souvent les pieds nus (pour adhérer au pont) étaient meurtris et immobilisés.
- les grenades : des récipients de métal remplis de pierres ou de petites balles.
D'autres objets étaient utilisés comme projectiles : couteaux, poignards, haches d'abordages, ...